Kurwenal ou la part des êtres (1977)

Roman, publié chez Robert Laffont. Va être réédité aux éditions H&O (en principe pour fin 2008).

Pour la genèse du roman, voir Biographie, tome II, chapitre 86.

Léa Pool, cinéaste québécoise d'origine suisse, en sortira une adaptation en 1988 au Canada intitulé A corps perdu. Le film est aussi distribué sur le vieux continent.

note du chat: c'est le seul roman d'Yves Navarre à avoir été porté à l'écran. Dans les années 90, on parlait d'une adaptation du Jardin d'acclimatation qui n'a jamais vu le jour.

 

L'édition originale porte une jaquette illustrée de "Divine radiance" d'Alexej von Jawlensky. Le dos est  une photographie d'Yves Navarre par Henri Elwing.

Texte de la jaquette

intérieur:

Que s'est-il passé au 13, impasse Gustave-Moreau, à Paris, pendant ces vingt dernières années? Pierre Kurwenal a vécu avec David Calavaggio. Pierre, David et aussi Sarah Cardini. Sans oublier leur chat Tristan. Un couple à deux, à trois, à quatre; puis, au temps présent de ce livre, comme une rupture, une fuite de chacun des personnages. Ils ont eu vingt ans en 56 : Budapest. Ils se sont rencontrés en 58 : "Je vous ai compris." Et depuis, qu'ont-ils vécu, ensemble, ont-ils vécu, ensemble?

Ce nouveau roman d'Yves Navarre, brutal, incisif, est à la fois intimiste, amoureux, vaste et dévastateur, à l'image d'une société qui fait trop la part des choses, si peu la part des êtres. Pierre Kurwenal, reporter-photographe, en témoigne ici. Une manière de flagrant délit.

Yves Navarre, né en 1940 en Gascogne. Romancier, auteur de pièces de théâtre. Kurwenal ou la part des êtres est son huitième roman.

au dos, en regard du portrait de l'auteur:

"Après tout, si Pierre Kurwenal a vécu un roman, nul doute qu'il ne pensa jamais qu'il en deviendrait un."

l'intérieur de la jaquette de dos est une publicité pour le précédent roman d'Yves Navarre publié chez Robert Laffont: Le Petit galopin de nos corps.

 

Quatrième de couverture

Elle reprend mot pour mot l'intérieur de la jaquette, déjà cité.

Extrait

Le portrait qui sera dressé, ici, de Pierre Kurwenal, n'aura rien de spectaculaire. Sans doute faudra-t-il, par fidélité au modèle, par respect pour ce qu'il fut, et ce qu'il est, ne jamais donner aux images que ce qu'elles prêtent. En l'occurence, la vie, ou du moins ce qu'il en reste. Encore faudra-t-il préciser d'entrée de texte qu'il ne s'agira jamais d'un jeu, ni même d'un constat, ou pire encore d'un charnier de notre temps où tour à tour nostalgie, rage ou désespoir donneraient, aux faits exposés, le ton apparemment dramatique qui sied, en termes de codes et de modes, à toute expression artistique vogue.

 

Pour revenir à l'introduction.